Des nouvelles de la note SensCritique.

Aujourd’hui on voulait vous parler d’un sujet essentiel, crucial, parfois dramatique : La note moyenne SensCritique.

Avant de vous parler de la nouveauté, on en profite pour revenir sur le calcul de cette moyenne. Au-delà du débat existentiel : “pourquoi noter une oeuvre ?”, vous êtes en effet nombreux à vous étonner qu’en calculant vous-mêmes la moyenne d’une oeuvre, vous n’arriviez pas au même résultat que celui affiché. C’est normal : la moyenne SensCritique est un algorithme et non une moyenne arithmétique.

Pourquoi une moyenne algorithmique ?

Au début de laventure SensCritique il s’est produit un fait que nous n’avions pas anticipé : En l’espace d’une journée, une BD de Dieudonné s’est retrouvée en tête du top 111 BD. 1ère BD devant Berserk, Akira, Calvin et Hobbes etc. En effet, en l’espace de quelques heures, 1,5K comptes avaient été créés sur SC. Et chacun de ces comptes avait attribué 10/10 à la fameuse BD. On sera tous d’accord sur le fait que ce n’est pas la meilleure BD de l’Histoire…

On a donc réfléchi au meilleur système pour éviter les biais qui éloignent de l’objectivité, vers laquelle on veut tendre.
On ne peut pas vous livrer tous nos secrets… Sachez juste que notre calcul tient compte de nombreux paramètres (notamment l’historique de nos utilisateurs ou leurs habitudes de notation) qui viennent pondérer la moyenne arithmétique.

Pour illustrer notre méthode, revenons sur la polémique que le film “C’est tout pour moi” avait créé à sa sortie, le film se retrouvant meilleur film all time sur AlloCiné (Plus d’infos ici). Malgré un engagement très fort des fans (tout à fait légitime), la moyenne SensCritique a su, elle, rester raisonnable : 5,8/10, alors que la moyenne arithmétique serait de 6,4/10 (elle aurait même dépassé 7/10 la semaine de la sortie du film).

Dans un souci de continuer à tendre vers la fiabilité, on a décidé de faire évoluer la règle d’affichage de la moyenne SC.

Quand on a pensé SensCritique, une de nos ambitions était de tendre vers une relative objectivité de l’appréciation d’une oeuvre. Alors oui, on déteste tous des oeuvres bien notées sur SC ou inversement on adore ce que d’autres peuvent détester. Mais globalement, on a réussi à créer une échelle de valeur qui tend vers cette objectivité.

Dans les grandes lignes, autour de 6 on peut considérer qu’on est sur une oeuvre digne d’intérêt, en dépassant 7 on approche du très quali et au-dessus de 8 on est sur du lourd (3 films seulement ont dépassé 8 de moyenne au cours de la dernière décennie).
Une fois de plus, cela ne veut pas dire que tout le monde va aimer. Cela donne une tendance fiable de ce que pense la communauté SensCritique.

Jusqu’à maintenant, on affichait la moyenne d’une oeuvre dès lors qu’elle comptait 5 notes. Or, on s’est rendus compte que selon les univers, cela n’avait pas toujours de sens.
Prenons les films par exemple :
Pour un film noté par 5 personnes, dans seulement 40% des cas la note va varier de moins de 0,5 points. Donc pour près des 2/3 des films, cette moyenne n’est pas vraiment fiable.
En revanche, avec 20 notes, on arrive à 80% de films dont la note va varier de moins de 0,5 points , ce qui nous permet de vous afficher une information fiable.

Cette évolution n’est pas la même selon les univers. C’est pourquoi, à partir de maintenant, nous affichons la moyenne de SC à partir de :
- 20 notes pour les films
- 10 notes pour les séries
- 5 notes pour les autres univers.

Notre ambition est de produire une évaluation des avis qui s’approche le plus possible de l’objectivité, même si elle est la somme de subjectivités individuelles. C’est la pierre angulaire du contrat de confiance sur lequel repose la communauté SensCritique.